La plupart des gens considèrent le trading comme un simple passe-temps, ce qui conduit souvent à de mauvais résultats. Un passe-temps est une activité que l'on pratique pour se divertir pendant son temps libre. Une activité professionnelle, en revanche, est une activité menée avec un plan, une structure et une gestion claire des risques. Si vous vous lancez sur le marché sans plan, vous n'êtes pas un trader. Vous offrez simplement une opportunité. pour quelqu'un qui l'est.
Un plan de trading n'est pas une vague idée d'« acheter bas et vendre haut ». C'est un document personnel que vous vous engagez envers vous-même. C'est un ensemble de règles strictes qui dictent précisément ce que vous ferez lorsque le marché vous réserve inévitablement des surprises désagréables. Sans plan, vous naviguez en pleine tempête avec une carte dessinée sur un coin de table.
Voici comment élaborer un plan qui fonctionne réellement, débarrassé de tout discours motivationnel superflu.
1. Définissez votre identité (La phase « Qui suis-je ? »)
Avant de consulter un graphique, il faut se regarder dans le miroir. Quel est votre profil de trader ? Il ne s’agit pas d’une question philosophique, mais d’une question pratique.
Êtes-vous un scalpeur qui s'épanouit grâce à l'adrénaline et peut rester les yeux rivés sur un écran pendant quatre heures sans cligner des yeux ? Êtes-vous un swing trader qui a un emploi à temps plein et ne peut consulter les graphiques que le soir ? Êtes-vous un suiveur de tendance qui accepte volontiers une série de petites pertes en échange de gains plus importants, occasionnellement en fin d'année par exemple ?
Votre stratégie doit être en adéquation avec votre style de vie et votre psychologie. Si vous essayez de faire du scalping tout en travaillant à temps plein, sa mise en œuvre devient irréaliste. Si vous tentez de suivre les tendances sans patience, vous risquez de sortir trop tôt de chaque position gagnante. Définissez votre horizon temporel, votre classe d'actifs de prédilection et votre seuil de tolérance au risque. Si vous ne vous connaissez pas, le marché est un endroit coûteux pour le découvrir.
2. La configuration : votre arme de choix
Voici le cœur technique du plan. Que recherchez-vous précisément ? Un plan de trading ne dit pas « Je recherche de bonnes opportunités ». Il dit : « J’achète lorsque le prix est supérieur à la moyenne mobile à 200 jours, qu’il retombe sur la moyenne mobile à 20 jours et qu’il forme une bougie d’avalement haussière. »
Vous devez définir votre configuration avec la précision d'un code informatique.
- La tendance : Comment définissez-vous la direction du marché ? (par exemple, sommets/creux ascendants, moyennes mobiles).
- Le déclencheur : quel événement précis vous indique d’entrer en position ? (par exemple, une cassure, une configuration de chandelier spécifique, un croisement d’indicateurs).
- Le filtre : Quelles conditions doivent être réunies pour que la transaction soit valide ? (par exemple, le volume doit être supérieur de 20 % à la moyenne, le RSI doit être inférieur à 70).
Si vous ne pouvez pas résumer votre configuration sur un post-it, c'est qu'elle est trop complexe. Les systèmes complexes peuvent dysfonctionner sous la pression. Les systèmes simples, quant à eux, ont tendance à y résister.
3. Gestion des risques : Le manuel de survie
Voici la partie que personne n'a envie d'écrire, mais c'est la seule qui compte vraiment. Quel risque êtes-vous prêt à prendre si une transaction ne se déroule pas comme prévu ?
Votre plan doit comporter des chiffres précis.
- Risque par transaction : De nombreux traders expérimentés choisissent Ne risquez pas plus de 1 à 2 % de votre capital sur une seule transaction. C'est la norme dans le secteur, et ce n'est pas par hasard. Cela évite qu'une mauvaise semaine ne mette fin à votre carrière.
- Limite de perte quotidienne maximale : À quel moment éteignez-vous votre ordinateur ? Si vos pertes atteignent une limite quotidienne prédéfinie, par exemple 5 % de votre compte, votre capacité de décision peut être altérée. Vous ne tradez plus, vous tradez par vengeance. Arrêtez.
- Placement du stop loss : Où placer votre stop loss ? Il doit être déterminé par le graphique, et non par votre budget. Un stop loss est placé au point où votre stratégie de trading n'est plus pertinente. Si ce point représente un risque trop important, vous devrez peut-être envisager de réduire la taille de votre position. Vous ne modifiez pas le stop loss.
4. La stratégie de sortie : être payé
Entrer en position est facile. C'est à la sortie que se font les gains ou les pertes. La plupart des traders consacrent l'essentiel de leur temps à réfléchir à leurs points d'entrée et bien moins à leurs points de sortie. C'est une erreur.
Votre plan doit préciser exactement comment vous gérerez les sorties.
- Objectifs techniques : Vendez-vous au prochain niveau de résistance ? À une extension de Fibonacci ?
- Stop suiveur : Allez-vous faire suivre votre stop-loss par le prix pour capter une tendance ? Si oui, quel mécanisme utiliserez-vous ? (Par exemple, une moyenne mobile, les plus bas précédents).
- Sorties différées : Si une position reste inactive pendant trois jours, faut-il la clôturer ? Le capital immobilisé dans des positions inactives limite la flexibilité.
Les transactions en direct suscitent des émotions. Les plans sont établis de manière logique. L'avantage provient de l'écoute du plan, et non des sensations.
5. Le processus d'évaluation : la boucle de rétroaction
Un plan de trading est un document évolutif. Il doit être revu régulièrement. Cette étape peut paraître fastidieuse, mais elle est essentielle.
À la fin de chaque semaine ou de chaque mois, analysez vos transactions. Avez-vous respecté le plan ? Si vous avez essuyé des pertes malgré un plan parfaitement respecté, il s’agit d’une « perte constructive ». Cela fait partie intégrante des marchés financiers. En revanche, si vous avez réalisé des gains en enfreignant les règles, il s’agit d’un « gain problématique ». Ce type de gain peut engendrer de mauvaises habitudes.
Vous devez suivre vos indicateurs. Quel est votre taux de réussite ? Quel est votre ratio gagnant/perdant moyen ? Quelles stratégies fonctionnent et lesquelles vous coûtent cher ? Sans données, vous ne faites que des suppositions.
Le contrat
Élaborer un plan de trading est un acte de discipline. C'est admettre ses faiblesses, sa sensibilité et sa propension aux décisions impulsives sous pression. C'est créer un cadre pour se protéger de soi-même.
Le marché est une machine impitoyable. Il se moque de vos sentiments, de votre loyer et de votre ego. Il a tendance à récompenser la discipline et à sanctionner l'insouciance. Votre plan de trading est votre seul rempart. Mettez-le par écrit. Signez-le. Respectez-le scrupuleusement. Ou trouvez un passe-temps moins coûteux.
Dernier rappel : le risque ne dort jamais.
Attention : le trading comporte des risques. Ces informations sont fournies à titre pédagogique uniquement et ne constituent pas un conseil en investissement.